Ta landing page reçoit des visites, mais tu ne sais pas quoi changer. Le titre, la couleur du bouton, le prix ? Avant de toucher au design, regarde le parcours que tu demandes au visiteur de suivre.
Un audit de landing page sert à repérer les incompréhensions, les informations manquantes et les obstacles à l’action. Voici sept points à examiner, avec un contrôle concret pour chacun. Garde une capture et une note pour chaque problème : tu en auras besoin pour choisir les modifications à réaliser.
1. La promesse correspond-elle à ce qui a amené le visiteur ?
Commence avant la landing : relis l’annonce, le post ou le lien qui mène à la page. Une personne qui clique pour obtenir un audit doit retrouver cette offre dès son arrivée. Si elle découvre surtout une présentation générale de ton activité, elle doit reconstruire le lien toute seule.
Lis ensuite uniquement le titre et le premier paragraphe. Peut-on identifier le public concerné, ce qui est proposé et le problème traité ? Un titre comme « Passe au niveau supérieur » laisse beaucoup de place à l’interprétation. Une formulation qui nomme le livrable donne un repère plus précis.
À vérifier : écris en une phrase ce que le visiteur pense trouver avant le clic. Compare cette phrase au haut de ta page. Note les écarts de vocabulaire, de périmètre ou d’attente.
2. L’offre permet-elle de comprendre ce qu’on achète ?
Une liste de bénéfices ne remplace pas la description de l’offre. Pour décider, le visiteur doit aussi savoir ce qu’il recevra, sous quelle forme, à quel prix et ce qu’il devra fournir.
Pour une prestation, distingue le diagnostic de l’exécution. Un audit livré dans un rapport ne signifie pas que les corrections seront intégrées au site. Si cette différence reste implicite, le client peut acheter avec une attente que l’offre ne couvre pas.
Cherche aussi les conditions dispersées : délai précisé seulement dans la FAQ, option présentée comme incluse, tarif affiché sans son périmètre. Rapproche les informations qui servent à la même décision.
À vérifier : complète cette phrase avec les seules informations visibles : « Pour ce prix, je reçois…, après avoir fourni…, et cela ne comprend pas… ». Chaque blanc révèle un point à clarifier.
3. Les preuves montrent-elles quelque chose de vérifiable ?
Un adjectif comme « complet » ou « personnalisé » décrit ton intention. Un extrait de livrable permet au visiteur de juger le travail proposé.
Pour un audit, montre un constat précis, la capture correspondante et une recommandation compréhensible. Pour un logiciel, montre une tâche réalisée dans le produit. Pour une prestation, un exemple expliqué peut être plus utile qu’une galerie sans contexte.
Si tu utilises un témoignage, conserve son sens et indique ce qui permet de le situer. Si tu présentes un résultat, donne le contexte de mesure disponible. Une correction affichée dans une capture prouve qu’elle existe ; elle ne prouve pas qu’elle a augmenté les ventes.
À vérifier : souligne chaque affirmation importante de la page et cherche l’élément qui la soutient. Là où il manque, ajoute une preuve réelle ou reformule plus précisément.
4. Le CTA annonce-t-il ce qui se passe après le clic ?
Le bouton attire l’attention, mais son texte doit aussi préparer l’étape suivante. « Commencer » peut ouvrir un formulaire, un paiement ou une réservation : ce sont des engagements différents.
Dans l’exemple d’audit de mon site, point A1, le CTA « Trouver mon premier usage » ouvrait un Cal.com. La recommandation était de préciser juste dessous : « Réservation Cal.com, 20 min, sans engagement ». La capture ci-dessous montre cette précision après correction.
Cette modification explicite la destination, la durée et le niveau d’engagement. Aucun gain de conversion n’est présenté ici.
Le W3C recommande de rendre l’objectif d’un lien compréhensible par son texte ou son contexte associé. C’est aussi un point d’accessibilité : l’information doit rester accessible aux technologies d’assistance.
À vérifier : clique sur chaque CTA principal. Compare sa formulation à l’écran d’arrivée et aux informations demandées.
5. Les questions décisives sont-elles traitées au bon endroit ?
Parcours ta page en te demandant ce qui pourrait empêcher une décision : le service convient-il à mon cas ? Faut-il donner un accès au site ? Est-ce un paiement unique ? Qui réalise les modifications ?
Toutes ces réponses n’ont pas besoin d’un long paragraphe. Une mention près du prix, du bouton ou du livrable peut suffire. La FAQ peut compléter l’explication, mais une condition essentielle ne devrait pas dépendre de l’ouverture d’un accordéon en bas de page.
Appuie-toi sur les questions réellement reçues par message ou avant une vente. Si tu n’en as pas encore, note les questions que l’offre laisse ouvertes sans les présenter comme des objections observées.
À vérifier : associe chaque question à l’endroit où elle apparaît dans le parcours, puis place la réponse à proximité.
6. Le parcours fonctionne-t-il sur un téléphone ?
Réduire la fenêtre du navigateur est un début. Ouvre aussi la page sur un téléphone et réalise l’action attendue jusqu’à l’étape de confirmation, avec des données de test si nécessaire.
Observe les textes coupés, les colonnes trop serrées, les images qui débordent et les éléments fixes qui masquent un bouton. Le guide responsive de web.dev recommande notamment d’adapter le contenu à la largeur disponible pour éviter le défilement horizontal.
Vérifie également la lecture avec un texte agrandi et le parcours au clavier sur ordinateur. Tu dois pouvoir repérer l’élément sélectionné, accéder aux liens et utiliser les formulaires. Ce contrôle reste partiel : il ne constitue pas un audit complet d’accessibilité.
À vérifier : note chaque obstacle rencontré pendant une action réelle, avec l’appareil, l’écran concerné et une capture.
7. Sais-tu ce que tu vas mesurer après la correction ?
Définis l’action qui compte avant de modifier la page : une demande envoyée, une réservation confirmée ou un achat terminé. Un clic sur le CTA est une étape intermédiaire, pas toujours une conversion aboutie.
Vérifie que les événements remontent au bon moment et qu’un rechargement ne compte pas deux fois la même action. Conserve la date de modification et surveille aussi les changements de trafic : une campagne différente peut modifier les résultats sans que le design en soit la cause.
Côté performance, web.dev distingue les mesures en laboratoire des données issues des visites réelles. Un test technique aide au diagnostic ; il ne remplace ni l’expérience réelle ni le suivi des conversions.
À vérifier : pour chaque correction retenue, écris le problème observé, l’hypothèse et l’indicateur à suivre. Avec peu de données, accepte de laisser l’effet incertain.
Transformer les constats en prochaines actions
Commence par ce qui empêche d’agir, puis par ce qui empêche de comprendre l’offre. Garde les préférences esthétiques à part. Un audit donne un ordre de travail ; l’effet des changements reste à évaluer.
Pour voir la forme d’un diagnostic et des recommandations associées, tu peux consulter l’exemple d’audit sur la page de présentation.
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